( 26 octobre, 2009 )

La notion de respect

Paul, 10 ans, a prit le bus aujourd’hui comme tous les jours, mais cette fois-ci, il s’est passé quelque chose d’inhabituel, quelque chose qu’il n’oubliera jamais.

Le bus était plein à craquer, les gens se bousculaient, se marchaient les uns sur les autres. Paul regarda de plus près, il observa le comportement des voyageurs et il ne comprenait pas.

Il vit une grand-mère debout, elle avait beaucoup de mal à se tenir et manquait de tomber à chaque coup de frein, et chose incroyable plusieurs jeunes étaients (ils en avaient de la chance) assis, mais aucun ne s’est levé pour lui céder la place.

Quel manque de respect !

Puis il entendit de la musique très forte, il chercha d’où cela pouvait provenir, sans doute quelqu’un qui avait un baladeur sur les oreilles et écoutait sa musique à fond. Mais non, il s’agissait tout simplement d’une personne qui se baladait avec un gros poste de radio. Cela dérangeait les autres voyageurs mais la personne en question n’en avait rien à faire.

Quel manque de respect !

Paul écouta ensuite deux personnes discuter près de lui, elles étaient très énervées car au restaurant des individus ont fumé à côté d’elles. Pourtant, elles étaient dans une salle pour non-fumeurs, leur repas fut vraiment un calvaire à cause de l’odeur écoeurante de la cigarette.

Quel manque de respect !

Puis il entendit des cris, une sorte de dispute, et il vit un couple qui se querellait. Le mari parlait à sa femme de façon assez dure, il l’insultait, Paul avait l’impression qu’il la traitait encore moins bien qu’un animal. Heureusement elle ne se laissait pas faire et répondait du tac au tac à chaque attaque. Les temps ont en effet changé et la femme n’est plus aussi soumise qu’avant, elle refuse maintenant de se laisser traiter n’importe comment. « Ni putes ni soumises » est la devise d’un grand nombre d’entre elles et cela ne fait que commencer. La gente masculine n’a qu’à bien se tenir. Mais certains hommes n’ont pas encore compris cela et ils considèrent toujours leur femme comme une femme-objet, une servante ou encore pire une esclave qu’il n’hésite pas à battre.

Quel manque de respect !

Le bus arrive enfin à un arrêt, les gens se bousculent pour descendre, jouent des coudes pour se frayer un passage, marchent en passant sur quelques pieds et tout cela sans la moindre excuse. Pourtant un simple « pardon je souhaiterais passer » serait plus efficace. Et si vous avez la surprenante idée de leur faire remarquer leur impolitesse, c’est vous qui vous faites « engueuler » ! C’est un comble !

Quel manque de respect !

Finalement, Paul, après une longue réflexion, conclu de tout ce qu’il vient de voir et d’entendre, que le respect intervient dans chaque petites choses de la vie, il est présent à chaque instant et si chaque personne faisait individuellement un petit effort, si chaque personne faisait un peu plus attention aux autres, alors la vie serait beaucoup plus agréable pour tous.

(2006)

( 26 octobre, 2009 )

Portrait de mes grands-parents

La mort d’un être cher, le vide crée par son absence, toutes les choses qu’on aurait aimées lui dire et il est trop tard. La mort de mon grand-père puis récemment de ma grand-mère sont autant d’épreuves à surmonter, il faut continuer à vivre malgré tout bien que parfois, souvent même au début on ne comprend pas ce qui ce passe, on ne réalise pas, on a envi de hurler notre chagrin car on a l’impression que notre coeur va exploser, moi c’est en tout cas ce que j’ai ressenti. C’est assez éprouvant de parler d’eux ainsi, mais je voulais leur rendre hommage car je suis très fière d’avoir eu des grands-parents comme eux.

Je ne me souviens pas trop de la mort de mon grand-père, mais ce dont je me souviens c’est que j’ai réalisé qu’il était mort lorsque je me suis retrouver devant son cercueil, et là, pour la première fois depuis son décès, je me suis mise à pleurer, je venais de réaliser que je ne le reverrais plus. C’est sans doute pour cela qu’il est recommandé d’assister aux enterrements, pour pouvoir faire son deuil.

Je me rappelle que mon grand-père était assez strict, j’avais, petite, un peu peur de lui, mais ce que je garderais en mémoire c’est que c’était quelqu’un de droit, qui connaissait la valeur des choses, de généreux également quand il le fallait. Cet homme un peu bourru comme save l’être les campagnards n’a pourtant jamais perdu patience avec ses petits-enfants, n’a jamais élevé la voix quand nous faisions des bêtises, il savait nous calmer d’un simple regard, mais toujours avec un regard tendre et plein de bonté qui disait aussi attention n’en faite pas trop.

C’est lui également qui a prit son temps pour m’apprendre à jouer à la belotte (j’ai oublié depuis et je le regrette), mais surtout il m’a appris à colorier avec beaucoup de patience et de tendresse. Je me souviens également et très fortement de sa pipe, de l’odeur du tabac qui brûle, cette odeur bien particulière qui n’a rien de commun avec celle des cigarettes, mon grand-père fumant sa pipe, jouant à la belotte avec nous, cette image je la garderais en mémoire toute ma vie.

Ma grand-mère quand à elle était vraiment très tendre, elle ne perdait jamais une occasion de nous chouchouter, mais elle avait également un sacré caractère de cochon, et elle était très têtue. Une auvergnate de pure souche ! Je pense qu’elle avait surtout ses propres idées sur les choses, soit c’est blanc, soit c’est noir, mais sûrement pas gris. Je crois bien que j’ai hérité de son caractère et j’en suis fière. Certains penseront que c’est un défaut, moi je pense que c’est une qualité. Malgré tout elle était également très généreuse et très compréhensive, elle était respectée de tous au village et tous l’aimait. Je me souviens des promenades que nous faisions dans la campagne, elle prenait le temps de m’expliquer la nature, et j’adorais l’écouter. C’était également une personne très fière d’avoir obtenu dans la vie ce qu’elle voulait en travaillant dur et honnêtement, et elle ne se privait pas de nous le dire « de mon temps, etc… », très courageuse aussi, je la revoit courbé en deux s’occupant de son jardin. Un grand jardin, où poussait des pommes de terre et bien d’autres légumes, où elle étendait également son linge qu’elle lavait encore à la main.

Elle était également très croyante, bien que ne pratiquant que dans son coeur, mais est-ce que ce n’est pas le plus important. Et je me demande encore si c’est parce qu’elle croyait en Dieu que le soir suivant sa mort, je l’ai vu en rêve, mais un rêve qui semblait très réel, et qui m’a fait peur aussi. Elle me disait de ne pas m’inquiéter, qu’elle avait enfin fini de souffrir (elle était très malade à la fin), qu’elle avait rejoint grand-père, et que tout les deux seraient toujours présents à mes côtés, que lorsque je n’aurais pas le moral il me suffirais de penser à eux pour aller mieux.

Mes grands-parents, c’étaient des gens exceptionnels que je n’oublieraient jamais même si peu à peu les souvenirs et les petits détails s’effacent, ils resteront toujours présents dans mon coeur, et souvent, très souvent même, je pense à eux.

(2003)

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